L’auto-édition. Kit de survie n°2 : les outils

Nous distinguerons deux cas non exclusifs : le livre papier et le livre numérique (eBook).

Le livre papier

A moins d’être imprimeur, vous passerez par un service d’imprimerie. De plus, à moins de distribuer dans des librairies directement, vous passerez aussi par une plateforme de distribution. On résume les bonnes nouvelles :

  • toute plateforme de distribution possède un service d’imprimerie
  • toute plateforme couvre un réseau de librairies
  • toute plateforme vous demande de copier et de mettre en forme votre manuscrit dans un traitement de texte en ligne ou d’envoyer votre manuscrit au format Word et/ou EPUB

On enchaîne avec les mauvaises nouvelles :

  • dès que vous imprimez, votre redevance dégringole du fait des frais d’impression
  • si vous illustrez votre texte, il ne vous restera que vos yeux pour pleurer (à supposer que le traitement de texte en ligne vous permet d’illustrer)
  • si vous illustrez en couleur, vous publierez à perte
  • si vous avez rédigé votre manuscrit sous Word (.docx) et que vous devez l’envoyer au format EPUB, toutes les plateformes refuseront votre EPUB pour des raisons techniques

Dans ce dernier cas, enregistrez la version finale de votre manuscrit avec l’ancien format Word (.doc). Ensuite, utilisez un service de conversion en ligne (Convertio, par exemple) pour générer l’EPUB. Enfin, le logiciel libre Sigil permet de modifier tout EPUB généré : ajout de métadonnées (auteur, date…) , ajustement de la mise en page, etc.

Cela dit, on peut s’affranchir de Word avec le logiciel libre LibreOffice Writer dont le format est reconnu par des convertisseurs de documents.

Le livre numérique

A moins de distribuer dans des librairies numériques directement, vous passerez par une plateforme de distribution (qui peut posséder sa propre librairie en ligne).

Les principaux formats numériques sont les suivants : PDF (Portable Document Format), MOBI (mobipocket de la firme française du même nom) et l’inévitable EPUB (electronic publication). On commence par les bonnes nouvelles :

  • comme vous n’imprimez pas, votre redevance devient très séduisante
  • vous pouvez illustrer autant que vous voulez
  • certaines plateformes ne vous demandent que le format EPUB et se charge du reste (PDF, MOBI)

On enchaîne avec les mauvaises nouvelles :

  • le livre numérique reste encore le parent pauvre du livre (pour le volume des ventes)
  • le traitement de texte en ligne de certaines plateformes est si limité que vous devrez revoir à la baisse vos illustrations éventuelles
  • si vous avez rédigé votre manuscrit sous Word (.docx) et que vous devez l’envoyer au format EPUB, etc. (voir la section précédente)
  • si vous souhaitez publier en PDF et si vous le générez à partir de votre EPUB, au vu du résultat, vous pourriez ressentir une brève envie de jeter votre PC

Dans ce dernier cas, générez tout PDF à partir de votre traitement de texte personnel. Enfin, chez Amazon, c’est le format propriétaire AZW ou rien pour la tablette Kindle. De toute façon, cette librairie en ligne impose son traitement de texte et se charge de la conversion. On notera tout de même l’existence de convertisseurs de documents (Word vers AZW, par exemple) dont le logiciel libre Kindle Create.

Notre conseil. Ne rédigez pas votre manuscrit avec le traitement de texte en ligne d’une plateforme de distribution. A ce jeu-là, le moindre problème de connexion (internet) vous joue un mauvais tour. Du coup, optez pour une seule plateforme de distribution (= un seul traitement de texte en ligne) qui couvre un réseau de librairies qui vous convient. Enfin, misez sur les deux tableaux (papier, numérique) pour obtenir une moyenne de redevance digne de ce nom.

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